photo de Matthieu

 

Matthieu, conseillé client au magasin, de 2012 à 2014, nous fait découvrir ses passions :

 

Ma première activité outdoor fut le vtt au début des années 90 quand celui-ci arrivait en France. Je devais avoir 13 ans environs et partais avec mon pote faire des grandes virées dans les forêts Périgourdine (Dordogne ), parfois bien au-delà de l’autorisation parental…Ont s’armaient déjà de pelle afin de faire des sauts, ce qui me rapprocha à plusieurs reprises de l’hôpital local. Un peu plus tard, mes amis troquèrent leur vélo pour passer à la mobylette. Ce ne fut pas mon cas car l’engin semblait assez dangereux aux yeux de mes parents pour un jeune ado. Je continuai donc le vélo.

En dehors du VTT j’avais l’habitude de passer mes vacances dans l’arrière pays héraultais et plus précisément dans les gorges de la Vis. Terrain de jeux idéal où avec mes cousins nous courrions la garrigue afin de débusquer trous, avènes et autres grottes dont le grand père archéologue en avait fouillés la plupart quelques décennies auparavant. Nous débarquions avec des cordes de balançoire en nylon dont un tour mort autour d’un arbre nous servait de rappel. Les remontés étaient parfois difficile, surtout quand celui au bout de la corde faisait vingt kilos de plus…

Jusque là, la montagne, la vrai, celle dont il faut lever la tête pour en admirer l’ampleur ne s’était pas vraiment montré. Certes mes parents mon fait découvrir pas mal de coin dans les Pyrénées et les Alpes mais jamais de manière « sportive ». Il me fallut attendre mes quinze ans où j’eu l’occasion de faire une rando de trois jours dans le parc national d’Ordesa. Je crois qu’inconsciemment, les dés étaient lancés et mes projets seraient tournés vers ces montagnes sur lesquelles je ne remettrai les pieds que quelques années plus tard.

En effet, à vingt et un ans et voyant que mes études m’amenai à travailler à l’intérieur, je quittais celles-ci afin de passer un diplôme dans l’animation (BAPAAT) qui me permit d’encadrer du VTT et des randonnées sur la découverte de l’environnement. Mes premiers pas en tant que salariés furent sur un vélo dans de belles boucles entre Ancelle et Orcières dans les Hautes Alpes. Je fis l’acquisition de mon premier vélo de descente à Gap. Ca y est, j’aimais la montagne, pour de vrai !

Je finis par venir habiter dans l’Hérault où je fis la rencontre de l’escalade avec des BE avec qui je partais grimper après les journées d’encadrement. Le massif du Thaurac fut mon site d’initiation. La saison finit et chacun repartit chez soit. Je continuai donc seul, ce qui me fit découvrir le bloc. Je passai de belle journée aux Salses avant d’arrêter et me plonger corps et âme dans le vélo de descente (DH).

 

A vingt quatre ans, avec mes amis nous créerions l’association Team No Mazout qui voulait, de façon officielle, aménager des pistes de VTT dans nos villages respectif. Nous passions des journées à monter des projets et à bouger des mètres cube de terre à la pelle.

Les road trip étaient l’aboutissement d’un an de bike. Nous parcourions tous les ans, entre dix et quinze jours, les spots de descente et freeride entre les Hautes Pyrénées et le Var. Ce doit être mes plus beaux souvenirs de bike : Camion, vélo, rencontres, échange, les potes et la grille du barbecue et des centaines de kilomètre parcourue pour dénicher des nouveaux spots ainsi que leur créateur. Le Team No Mazout c’est maintenant un bike parc à accès libre juste au dessus de St Lary Soulan en direction de tunnel de Bielsa. Mission réussi.

 

Ayant la bougeotte continuellement, je m’accordais néanmoins quelques rando en mode ultra lourd (bouteille de rouge et boite de conserve) soit une vingtaine de kilo pour 3-4 jours… Vue la carrure du bonhomme, il fut presque obligatoire de diminuer la charge de moitié. Je me transformai petit à petit en MUL (marcheur ultra léger) et découvrit alors un nouveau monde, celui où le strict nécessaire permet de marcher sans se faire mal. Dépouillement maximum (tarp tent entre deux bâtons de marche) et plaisir décuplé. Des heures sur Randonner-léger me firent découvrir le matériel et les techniques.

 

En 2009 je quittai l’Hérault pour m’installer à Matemale, petit village des Pyrénées Orientales perché à 1600m. Je crois que je peux dire que j’ai vraiment «bouffé » de la rando. Partir, souvent seul, le plus souvent possible. Voilà le leitmotiv de ces deux ans passé là haut. Des rando où je partais de chez moi le soir vers onze heures, avec ou sans neige pour arriver dans un cabanon vers les 1h30 du matin, dormir et continuer vers le sommet au petit matin (parfois sur glace vive avec chaussures de rando et crampons old school, sans piolet…un peu inconscient je dois dire) ou sur plusieurs jours et se retrouver à quatre pattes sur une arrête à cause du vent…Bref, du dénivelé et pas mal d’heures dans les chaussures mais surtout une passion enterré qui devait ressurgir : l’escalade. D’abord dans une salle de pan magnifique et quelques sessions falaise.

Après deux ans consacrés à la marche  dans la froide vallée du Capcir, je devais retourner dans l’Hérault où j’abandonnai le VTT après dix ans de pratique assidu.

Mon quotidien en dehors du magasin Le Yéti c’est : grimpe entre 2 et 3 fois par semaine, rando dès que possible et slackline le midi et le soir quand je ne vais pas grimper.

Le meilleur est à venir…comme mon nouveau blog.

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