Hélène une amoureuse de la montagne, a travaillé trois ans au magasin Le Yéti en tant que vendeuse/conseillère. Consciencieuse, méthodique, organisée et très compétente dans tout ce qu’elle fait, Hélène apparaissait comme une personne raisonnable et sage dans ses décisions.

Elle nous parle d’elle, de ses passions, de ses expériences en montagne, de ce qu’elle a fait et de ce qu’elle fait … :

« Bien qu’originaire du Loir et Cher, département plus connu pour ses châteaux de la Loire que pour ses montagnes, j’ai commencé à faire de la montagne très jeune grâce à mes parents passionnés. A l’âge de 9 mois je faisais mes premières randonnées dans le porte bébé sur le dos de mon papa, et dès que j’ai su marcher, je les ai suivis. Pendant toute mon enfance et mon adolescence, le choix de destination pour les vacances d’été c’était montagne ou montagne ! En fait la vraie question était plutôt Mont Blanc ou Ecrins ? Vanoise ou Val d’Arly ? Aravis ou Queyras ? 

C’est donc tout naturellement que lorsque la question de l’orientation professionnelle s’est posée, la montagne s’est imposée. Je voulais travailler en montagne pour protéger ce milieu que je trouvais si beau. Pour faire mon master Equipement Aménagement et Environnement des Pays de Montagne, j’ai d’abord fait une licence de géologie. Mais vous ne pouvez clairement pas faire de la géologie à l’université de Savoie, au bord du Lac du Bourget, entre les massifs des Bauges, Chartreuse et Belledonne sans vous mettre à l’escalade ! J’ai fait mes premières longueurs sur les hauteurs du lac avec des collègues de promo. Quant au ski, j’ai descendu mes premières pistes à La Clusaz lors de ma première année de fac. J’ai surtout eu la possibilité d’aller dans les petites stations proches de Chambéry comme Le Margeriaz (massif des Bauges), Collet d’Allevard ou les Sept Laux (Belledonne), Notre Dame de Bellecombe, Crest Voland (Val d’Arly). Lors de ma dernière année de master, j’ai passé une journée à Courchevel avec le directeur de la station qui était un de nos enseignent ; C’est la seule grosse station dans laquelle je suis allée skier, et je n’ai pas aimé. Trop de pylônes, trop de monde, trop l’usine… 

Les raquettes à neige, c’était l’activité hivernale bon marché pour étudiant fauché…. C’était l’activité choisie lors des weekends où nous étions nombreux et que tout le monde ne pouvait ou ne voulait skier. Ça donnait lieu à de bons moments de rigolades ! Maintenant, c’est le seul moyen que j’ai pour suivre mon mari qui fait du ski de randonnée car je n’ai pas le niveau en ski de descente pour le suivre. Je m’en sors beaucoup mieux raquettes aux pieds !

L’alpinisme ; j’y suis venue grâce à mes parents (une fois de plus !) qui m’ont offert ma 1ère randonné glaciaire avec un guide pour mes 20 ans (2004) : la traversée de l’aiguille du midi à la pointe Elbronner dans le massif du Mont Banc. J’ai ensuite fait plusieurs courses faciles avec des amis plus expérimentés. 
Je n’ai jamais rien fait d’extrême en montagne. Pour moi la pratique de la montagne est avant tout un grand moment de partage avec les gens avec qui je suis et donc un grand moment de plaisir. Je ne cherche pas à repousser mes limites absolument mais à me faire plaisir dans le niveau dans lequel j’évolue. »